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Judo Handicap


Autisme et judo

L'autisme est une affection liée à des troubles du développement de l'enfant, dont les causes sont multifactorielles, parmi lesquelles les facteurs génétiques sont importants. L'autisme présente des formes variées, mais on note trois signes principaux : ​ 1. Les troubles de la communication

2. Les troubles de la socialisation 3. La résistance au changement ​ Retard mental, troubles sensorimoteurs, comportements répétitifs et compulsifs, épilepsie y sont souvent associés. Les difficultés attendues de l'enfant autiste devant la pratique sportive concernent les fonctions exécutives, d'ordre sensoriel et les défauts de communication et de socialisation. Les dysfonctionnements présentés peuvent être compensés par l'exercice.

L'apprentissage moteur revêt plusieurs formes : l'apprentissage conscient ou explicite, l'apprentissage inconscient ou implicite, l'imitation. Les activités duelles, avec contact entre partenaires, permettent de construire une meilleure perception de son propre corps, de rompre l'isolement et de découvrir que l'autre existe. ​ Les activités sportives sont pour les autistes un moyen privilégié d'apprentissage dans les domaines sensorimoteurs, de la communication et de la socialisation. Elles apportent aux personnes avec autisme des perspectives importantes d'apprentissage, mais aussi de plaisir et d'estime de soi. ​ ​ Le Judo Le judo, littéralement voie de la souplesse ou principe de l'adaptation est un art martial, un sport de combat et un principe de vie d'origine japonaise. Il se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôles au sol. ​​ Centrée sur le rapport au contact physique et la maîtrise des gestes, le Judo est un sport dit de « préhension », un rapport au cours duquel il s’agit d’agripper son partenaire. Cette activité se caractérise par des actions musculaires du haut du corps, des actions de tirage, de poussée, d’étreinte. Elle demande donc « une bonne tonicité musculaire et une grande mobilité de la ceinture lombo-abdominale, un travail important de la ceinture scapulaire et une bonne stabilité. ​ ​ Le cadre Le cadre spatial est le dojo, lieu à l’intérieur duquel se trouve un tatami. Les pratiquants portent une tenue en coton renforcée appelée judogi. Le groupe évoluant dans cet espace, l’enfant marque son adhésion et s’inscrit spatialement dans ce cadre.  À l’extérieur, il est hors-cadre, hors-groupe. Le groupe fait ici corps, nous sommes ensemble, ici-et-maintenant. Nous commençons et finissons la séance par un salut, le Judo est alors marqué par un cadre et des règles. Méthode pédagogique choisie Dans les différents mouvements en action, l’enfant va apprendre à utiliser les diverses parties de son corps comme un tout et en prendre conscience. Il est important de rassurer. Notre attitude consiste à présenter la Judo comme un jeu : « on joue » à se toucher, à se faire tomber, à se pousser ; il y a une mise en confiance et on laisse venir l’enfant à nous. Le point de départ consiste à permettre à l’enfant de prendre du plaisir : plaisir de se mouvoir. L’accompagnement dans l’activité valorise, encourage l’enfant dans sa progression. Au début, on cherche simplement à ce que les enfants soient ensemble autour d’une même médiation et qu’ils s’intéressent à ce qu’ils font. C’est par ce biais que l’enfant fera comme l’adulte, s’appuiera sur lui pour reproduire les gestes et finalement se les approprier. ​ ​ L’imitation Différentes étapes :  1) L’ imitation immédiate de l’action, en miroir. Lors de la phase d’échauffement, nous faisons des étirements, des exercices de souplesse et divers déplacements. 2) L’ imitation différée. Ceci concerne les roulades, les techniques et les exercices de déplacement ou les jeux de corps-à-corps que l’enfant reproduit après-coup. Au début, l’enfant a besoin du regard de l’adulte, puis il s’en détache, on le voit alors expérimenter son savoir-faire avec les autres enfants : il acquiert de l’assurance et s’améliore d’un point de vue psycho-moteur. 3) L’ imitation réciproque. Variation des exercices afin que l’enfant ne reste pas figé dans une répétition. Demander à l'enfant de faire des propositions afin de favoriser leur propre expression, mais aussi pour leur permettre d’être acteurs de leur mouvement. Ainsi, un enfant peut-il proposer un exercice aux autres qui vont l’imiter.

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